EPI : les normes 2021

Les équipements de protection individuelle (EPI) ont toujours été soumis à des règles strictes pour assurer la protection des employés sur les chantiers. En fin d’année 2020, plusieurs changements ont été mis en vigueur par le code de sécurité pour les travaux de construction. D’autres mises à jour ont été instaurées dans le Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST) pour améliorer la protection des travailleurs face à la pandémie du coronavirus.

Ces nouvelles normes ne changent pas pour autant les méthodes de travail habituelles. La majorité des nouvelles mesures sont basées sur une approche indicative à mettre en place par les différents employeurs. Découvrons ensemble les mises à jour pertinentes en rapport aux nouvelles réglementations sur les EPI.

Les normes sur les casques

En matière de gestion et de protection des employés contre les risques du travail, tous les employeurs ont dans l’obligation de déclarer la liste des dangers liés à son chantier et la liste des dispositions mises en place pour les contrer. Les EPI destinés à la protection de la tête font partie des catégories les plus importantes et se doivent d’apporter un degré de sécurité proportionnel au risque encouru pendant le travail. Les casques utilisés dans le secteur immobilier doivent être conçus de manière à offrir une certaine ergonomie et un confort idéal à son utilisateur.

La mise à disposition des casques de protection sur un chantier est à la charge de l’employeur qui s’assure de son adéquation avec le travail à effectuer. Vous pouvez trouver les meilleures offres sur FIP Center si vous souhaitez renouveler les anciens équipements de travail. Pour effectuer votre choix, il est conseillé de recueillir l’avis d’un expert. Il faut retenir que dans le milieu des BTP, les casques de protection retenus par les nouvelles normes de type 2. Le modèle le plus courant est le EN 443. Avec ce type de casque, les ouvriers bénéficient d’une protection latérale de la tête.

L’avis de l’expert avant le choix des EPI de type casque n’est pas obligatoire sur vos chantiers. Cependant, lorsque vous souhaitez vous passer de ce service, il est recommandé de fournir à vos employés des casques avec le plus haut niveau de sécurité. Cette recommandation vaut aussi lorsque l’estimation du danger est difficile à quantifier. Il s’agit du casque de protection de classe E, type 2 qui offre en plus des protections contre les impacts en hauteur et latérales, une protection contre les chocs électriques de moins de 20 000 V.

L’utilisation des vêtements de flottaison

Les vêtements de flottaison sont indispensables pour les ouvriers qui travaillent sur des chantiers d’eau ou à proximité des étendues d’eau. Les nouvelles réformes insérées dans le RSST portent une attention particulière sur la dénomination gilet de sauvetage qui doit être faite dans la liste des équipements de protection. Cette précision a été apportée en raison de la confusion qui se fait souvent entre les termes vêtement de flottaison et gilet de sauvetage.

Selon le risque de danger auquel est soumis l’employé, on l’équipera d’un simple équipement de flottaison ou d’un gilet de sauvetage. Le gilet de sauvetage offre une meilleure protection pour l’employé en cas de chute dans un plan d’eau notamment. Il est soumis à des règles de fabrication strictes qui doivent permettre de retourner automatiquement l’ouvrier sur le dos lorsqu’il tombe à l’eau et de lui permettre de respirer. Cependant, ce type d’équipement est relativement encombrant pour la réalisation des travaux de chantier. Son utilisation n’est pas obligatoire si le niveau de risque dans le travail le permet.

Les nouvelles exigences sur la protection des voies respiratoires

La protection des voies respiratoires au travail est extrêmement importante pour garantir la santé de l’employé. Dans le contexte actuel de difficulté de la santé publique, beaucoup de recommandations ont été mises à jour en matière d’usage des masques de protection au travail. Comme toujours, l’utilisation d’un type de masque doit correspondre aux types de dangers auxquels vous soumettez l’employé. Les différents types de masques utilisés sur les chantiers sont les suivants.

Le masque N95

C’est un équipement souple destiné à la protection contre la poussière, le brouillard, la fumée et les bioaérosols en faible proportion. C’est un masque à usage unique qui doit être utilisé et homologué par le NIOSH et conforme aux réglementations du Québec. Pour une meilleure protection, il doit former une jointure parfaite avec le visage de l’employé. Cela suppose qu’il n’est pas efficace pour les utilisateurs ayant une barbe épaisse. Il est composé d’une fine couche filtrante pour les cavités nasales et buccales. La couche filtrante peut être résistante, à l’épreuve ou sensible à l’huile selon le modèle choisi. Certains modèles sont munis de valve d’aspiration.

Le masque KN95

Ce masque est une variante de la précédente et présente les mêmes critères d’étanchéité. Celui-ci, par contre, est conforme aux exigences chinoises en matière de protection de l’employé. Il faudra faire attention lors de l’achat de ce type de masque puisqu’il existe beaucoup de modèles contrefaits en circulation. Tous les masques utilisés sur le chantier doivent réussir le test d’étanchéité afin d’être considérés comme conformes.

Le masque de procédure

Le masque de procédure est un masque médical conçu pour la protection des employés contre la transmission d’agents infectieux par les aérosols. Ils sont fabriqués soit avec des fibres synthétiques soit avec des fibres naturelles. Ils sont indiqués pour isoler chaque employé lorsqu’il est en contact avec un autre employé dans un rayon de 2 mètres.

Cependant, si le temps de contact à moins de 2 mètres entre les employés est inférieur à 15 minutes au court d’un même quart de travail, on peut considérer que le risque est amoindri et se passer du masque de procédure. Cela ne veut pas dire qu’il faut négliger les gestes barrière. Ce masque n’est pas réutilisable et doit être changé en moyenne toutes les 4h ou lorsqu’il est mouillé.

Le masque barrière de type communautaire

Le masque communautaire est le masque fait maison qui est réalisé avec des matières comme le tissu, les élastiques ou les lanières. Ces masques ne sont pas certifiés comme étant médicaux, mais ils permettent une bonne protection contre la poussière et la transmission d’aérosols. Ils peuvent être utilisés pour réaliser les travaux de finition dans un bâtiment à condition que la tâche réalisée ne produise pas une quantité importante de poussière ou de substances irritatives des voies respiratoires. Il n’est pas recommandé pour la protection des employés lorsqu’ils sont souvent en contact pour réaliser leurs activités.

Les EPI pour la protection du visage

Ces équipements visent à protéger les voies oculaires. En règle générale, ils doivent protéger le visage contre les éclats de matériaux et les gouttelettes. Les autres risques auxquels peuvent être exposés les travailleurs sont les métaux en fusion, les rayonnements intenses et les objets dangereux. Les EPI de protection du visage comportent des lunettes de protection et des visières. L’utilisation de lunettes de protection contre les gouttelettes est obligatoire dans toutes les entreprises.

Les lunettes sont également recommandées pour la protection de l’employé en contact avec les gouttelettes d’eaux usées. Une visière qui s’étend jusqu’au menton peut être toutefois utilisée comme solution de substitution aux lunettes de protection dans le cas où les métaux en fusion ou les rayonnements intenses ne font pas partie des dangers. Il existe en tout 6 catégories d’équipements de protection oculaire qui offrent un niveau de sécurité graduelle.

Catégorie 1

Ils se présentent sous forme de lunettes simples, étanches, de cagoules et d’écran faciaux. Ils sont conçus pour offrir une protection contre les objets dangereux auxquels vous pouvez être exposé lorsque vous faites du meulage, un forage ou du détartrage. Ils sont aussi indiqués pour la protection du visage pendant les travaux de ponçage à la presse et de tournage.

Catégorie 2

Ce sont les mêmes types d’équipements que ceux de la première catégorie à la différence qu’ils protègent contre les particules volantes, la poussière et le vent. Ce type de protection est recommandé pour les travaux de menuiserie, de manutention de sable, de ciment ou d’agrégats.

Catégorie 3

Les équipements de cette catégorie sont destinés à la protection contre les étincelles et les éclaboussures provenant de métaux en fusion. Ils sont donc utilisés pour les travaux de moulage de métal en fusion et de soudure.

Catégorie 4

Cette catégorie de lunettes, cagoules et écran faciaux est conçue pour la protection contre les éclaboussures de produits chimiques comme l’acide et tout autre produit pouvant occasionner des brûlures. Son usage est obligatoire pour la pulvérisation de produits chimiques ou pour la mise en place de bitume liquide.

Catégorie 5

Ce sont généralement des cagoules destinées à la protection contre les éblouissements de lumière et les rayonnements optiques dangereux auxquels on peut être exposé lorsque l’on réalise le coupage par chalumeaux par exemple.

Catégorie 6

Les écrans faciaux de catégorie 6 sont utilisés pour la protection des yeux contre les éclairs d’arc électrique. Ils sont utilisés pour les travaux de dépannage ou de déconnexion de circuits sous tension.

Les équipements pour la protection du corps

Pour la protection des membres, les équipements utilisés sont les genouillères, les gants et les chaussures de sécurité. Les nouvelles normes, en plus de la protection physique, visent à une protection des personnes contre les maladies. L’usage des gants pour la protection des mains en matière de santé n’est pas obligatoire. Ils peuvent être toutefois utilisés comme équipement de protection lors de la manipulation de substances chimiques dangereuses. Il existe 8 normes de fabrication axée sur les chaussures de sécurité au travail.

Les chaussures de norme EN 20345 possèdent une résistance de 200 joules de l’embout contre les chocs et 15 kN contre l’écrasement. Les chaussures EN 20346 ont un embout avec une résistance plus faible de 100 joules. La norme EN 203407 est prévue pour les chaussures sans embout. Les EN 20349 sont prévus pour la protection des pieds contre les projections de métaux en fusion. Pour la protection contre les risques électrostatiques, vous aurez besoin des chaussures conformes à la norme EN 61340-5-1. Les normes EN 13247, EN 12568 et EN 17249 sont établies pour la confection respective des chaussures anti dérapage, anti-perforation et résistantes aux coupures de scie.

Les équipements de premiers secours

Les trousses de secours sont indispensables pour permettre aux employés de pratiquer les premiers soins lorsque toutes les dispositions de protection sont franchies. Les nouvelles mises à jour sont applicables au contenu des trousses de secourisme à fournir par l’employeur en fonction du nombre d’employés concerné.

Trousse de type 1

Elle est utilisée pour la protection d’un travailleur exerçant dans un environnement isolé. Cette trousse comprend : 1 bande extensible 6 cm x 4 m – 1 blister de 5 compresses 5 x 5 cm – 1 pansement compressif stérile 8 cm x 1 m – 1 sachet de 10 pansements adhésifs assortis – 2 compresses désinfectantes chlorhexidine – 1 lingette de solution hydroalcoolique – 1 paire de ciseaux.

Trousse de type 2

Ce type de trousse, encore appelée trousse de secourisme de base, comprend les mêmes éléments que la trousse de type 1, mais en plus grande quantité. Il en existe trois catégories pour un nombre d’employés de 2 à 25, 26 à 50 puis 51 à 100.

Trousse de type 3

Les trousses de ce type sont utilisées pour les travaux à risques élevés et comprennent en plus des éléments de la trousse de secourisme de base des couvertures de sauvetage d’urgence en mylar, des attelles malléables plates et du matériel de chirurgie de première intention.

Que retenir sur les normes EPI en 2021 ?

Les nouvelles dispositions prises concernant les équipements de protection individuelle dans les entreprises n’ont pas changé fondamentalement la nature des équipements à utiliser. Les modifications opérées concernent plus la dénomination des équipements de protection et la mise à jour des éléments contre les risques au travail. Les plus grands changements se retrouvent au niveau des équipements de protection des voies respiratoires, oculaires et du visage.

Le port d’un masque médical et désormais exigé pour assurer la sécurité sanitaire des employés face aux nouvelles menaces. En résumé, les nouvelles dispositions ne rendent pas obsolètes les anciens équipements de protection, mais demandent une bonne évaluation de tous les dangers pour un choix de kit EPI adapté à chaque travail.

Related posts

Leave a Comment